Catégorie #Arts
17/juin/2012 par

Icônes

par

Daniel Angeli

Une exposition photo proposée par Private Pictures Gallery

Du 5 au 19 juin 2012

Galerie Art District

Royal Monceau

41, avenue Hoche

75008 Paris

Daniel Angeli 500x393 Exposition événement   Icônes par Daniel Angeli   images cultes de stars et de personnalités des années 60 et 70    Du 5 au 19 juin 2012   Galerie Art District Royal Monceau

Daniel Angeli1 500x353 Exposition événement   Icônes par Daniel Angeli   images cultes de stars et de personnalités des années 60 et 70    Du 5 au 19 juin 2012   Galerie Art District Royal Monceau

Le nouveau site internet PRIVATE PICTURES GALLERY organise à l’occasion de son lancement une première exposition consacrée aux plus belles photographies de Daniel Angeli.
Une trentaine de clichés N&B argentiques pris dans les années 60 et 70 seront exposés à la galerie Art District du Royal Monceau en juin prochain.

On pourra y découvrir des portraits captés sur le vif ou des moments de vie volés par le reporter paparazzo ; autant de moments de grâce, de tranches de vie ou d’épisodes cocasses révélant l’aura de personnalités phares du cinéma, de la musique ou du gotha.

Parmi eux, John Lennon et Yoko Ono, Paul Newman, Brigitte Bardot, Sophia Loren, Faye Dunaway, Catherine Deneuve, Mick Jagger… et de nombreuses anecdotes sur les épisodes mémorables ou triviaux de vies romanesques sublimées par l’objectif de Angeli.

Le vernissage de l’exposition se déroulera le 6 juin 2012, jour du lancement du site. 

 

DANIEL ANGELI

Raymond Depardon dit de lui qu’il est « le photographe le plus rapide après Cartier- Bresson » Depardon, le compagnon des premières années, le copain des discussions nocturnes à n’en plus finir sur la photo, le cinéma – bref l’image – qui sera l’objet culturel dominant de cette fin de siècle.

Fin des années 50, Daniel Angeli fuit l’école et entre à l’agence Dalmas où on le cantonne à la chambre noire.

Il empoigne rapidement l’appareil photo, un boitier pratique pour cacher une timidité naturelle.

A 18 ans, il fait le portrait de toute la chanson française : Georges Brassens, Barbara, Léo Ferré, Serge Reggiani, Jacques Brel lors des grands soirs de l’Olympia.

Et lorsqu’il attrape Edith Piaf en studio, on voit déjà le crépuscule d’une vie tomber sur les frêles épaules de la môme.

Daniel Angeli fréquente également le tarmac d’Orly, figeant les descentes d’avion de stars transatlantiques, de John Wayne à Kim Novak, seule Marilyn Monroe manquera à l’appel.

Lorsqu’en 1962, un Boeing Air France se crashe à proximité de l’aéroport, Daniel Angeli, aidé par le personnel de l’aéroport est autorisé à se rendre sur les lieux du drame et se trouve mû par la décision logique de prendre des photos.

L’épisode est fondateur et lui révèle la force de son médium : contrairement à la peinture, la littérature ou le cinéma l’étape de mise en scène peut être abolie au profit d’un témoignage direct du réel.

Ces terribles clichés font plusieurs unes de France Soir et lancent la carrière indépendante du photographe.

Daniel Angeli se fond alors dans la figure tutélaire de Tazio Secchiaroli, le paparazzo qui a nourri le personnage de Marcello Mastroianni dans LA DOLCE VITA de Federico Fellini.

Un film que Daniel Angeli reçoit de plein fouet.

Le programme à suivre s’est écrit dans la jungle de la Via Venetto, ne reste plus qu’à l’importer en France.

Daniel Angeli se plante à la sortie de chez Régine et mitraille.

A l’époque, ils sont trois photographes sur le coup, les clichés ne valent pas grand chose, casés péniblement à côté de la rubrique chiens écrasés.

Mais en Italie où la presse people est bien installée, on s’arrache déjà ses photos.

Les années 60 sont celles des bouleversements sociaux et culturels, créant une place privilégiée pour des photographes témoins de l’époque.

Daniel Angeli sera là où les choses se passent, au cœur de ce star système d’un nouveau genre, au cœur de sa démesure.

La méthode consiste à supprimer les intermédiaires et agents de toute sorte, pratiquer la photographie comme une capture de l’instant, au plus près du vivant.

Pas de pose chez Daniel Angeli, mais que du mouvement.

Et le photographe attrape tout du mythe sixties et seventies : le trio Maria Callas-Aristote Onassis-Jackie Kennedy, les frasques des Rolling Stones ou de Dali, la Brigitte Bardot mythique période Saint-Tropez, la vie du festival de Cannes secouée par un nouveau cinéma (Jack Nicholson, Roman Polanski, Faye Dunaway et tant d’autres), la beauté de Romy Schneider…

Autant de moments et d’expressions saisis au vol, provoquant chez celui qui les regarde l’effet troublant d’une transmission frontale du réel.

Pour vivre au mieux ce nouveau métier, Daniel Angeli s’organise en photographe saisonnier : l’hiver dans la station suisse et huppée de Gstaad, l’été sur la Riviera.

Il est ainsi au plus près du quotidien des célébrités qu’il traque : Frank Sinatra, Roger Moore, David Bowie, Elisabeth Taylor, Audrey Hepburn ou Natalie Wood.

Certains, comme Marlene Dietrich, veulent casser son appareil, mais d’autres, comme John Lennon ou Aristote Onassis comprennent l’intérêt de sympathiser avec le photographe.

Au cours de ces années, la notion de célébrité entre dans l’âge de l’outrance.

L’art de Daniel Angeli s’en fait l’écho en éclatant les frontières des sphères privées et publiques et en chamboulant le lien entre photographe et modèle.

La curiosité du public pour la vie privée des stars est devenue une valeur commerciale rentable des deux côtés de l’objectif.

Exemple de ce rapport ambigu, l’un des plus beaux coups de la carrière du photographe : en 1977, Giovanni Agnelli, grand patron de la Fiat, doit gérer le rapt et la demande de rançon de son responsable français.

Daniel Angeli le surprend sur son yacht, plongeant nu dans la mer.

Une image de décontraction jurant avec le drame qui se joue.

La photo secoue l’opinion, fait le tour du monde et finit par trôner sur le propre bureau du nabab italien.

Dans les années 80, l’agence Angeli et le nombre de photographes s’agrandit.

La presse people explose et dirige les objectifs vers la famille royale d’Angleterre ou le rocher de Monaco.

Un premier signe de reconnaissance du travail de Daniel Angeli vient alors d’Angleterre avec Private Pictures, un livre de photos préfacé par l’auteur d’Orange Mécanique, Anthony Burgess.

Revisiter les clichés de Daniel Angeli, c’est dérouler une certaine histoire de la photo de presse : des débuts artisanaux, l’explosion et la pérennisation dans les années 60 et 70, la concurrence acharnée des années 80, puis les excès d’une médiatisation devenue incontrôlable jusqu’au drame Lady Di en 1997.

Dès lors, l’avènement du numérique et un cadre juridique plus prégnant modifie le métier, des changements auxquels Daniel Angeli est sensible.

En 2006, Raymond Depardon invite son ami à exposer aux 37ème Rencontres Internationales de Photographie de Arles, puis, deux ans plus tard, c’est la Helmut Newton Foundation de Berlin qui l’accueille au sein de l’exposition événement « Pigozzi and the Paparazzi ».

Les archives du photographe s’ouvrent et aujourd’hui, chaque cliché peut raconter son histoire.

Pour Daniel Angeli, la plus belle se passe en Suisse en 1977. Il s’arrête sur le bord de l’autoroute et surplombe une riche propriété.

Dans le parc, on pousse un vieil homme dans son fauteuil, sa fille est à ses côtés. Juste le temps d’appuyer sur le déclencheur. C’est la dernière photo de Charlie Chaplin.

Et lorsqu’on veut évoquer l’œuvre considérable de Daniel Angeli et toutes ces stars photographiées, Anthony Burgess dit à raison qu’« il les a remis au niveau de simples humains dans une sorte de poème visuel sur le thème de l’éphémère».

Précédentes expositions : 2006, 37ème Rencontres Internationales de Photographie de Arles, et 2008 la Helmut Newton Foundation de Berlin « Pigozzi and the Paparazzi ».

Tirages argentiques N&B

80 x 120 série limitée de 8 à 15 exemplaires : Prix à partir de 3900 TTC

50 x 60 série limitée de 15 à 25 exemplaires : Prix à partir de 1900 TTC

30 x 40 série limitée à 50 exemplaires : Prix à partir de 990 TTC

 

Private Pictures Gallery

www.privatepicturesgallery.com

Né de la rencontre de Cécile Angeli, Sophie Davy et Farid Lahouassa, Private Pictures Gallery propose de revisiter le glamour vintage des années 60 à 80 par une sélection de photos, numérotées et signées, en édition limitée, sur sa galerie en ligne et à travers des expositions ponctuelles.

Pour son lancement, une première exposition est organisée à la galerie Art District du Royal Monceau consacré au travail de Daniel Angeli en juin 2012.